Dans les coulisses d’un lancement : le Gang

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Il y a quelques semaines, j’ai lancé la Beta Test de ma plateforme de formation aux métiers de la mode : Gang de Sew’Preneuses. Si tu veux en savoir plus sur ce que c’est et son contenu, je t’invite à lire cet article : Gang de Sew’Preneuses : formations aux Métiers de la Mode.

Je te préviens tout de suite, dans cet article je vais te raconter 3 mois de projets avec de multiples rebondissements, ça va être long, je te conseille de te munir d’une grande tasse de thé ou d’un Latte Macchiato. C’est toi qui choisis !

Un an de réflexion

J’ai ouvert Indé’Sew il y a 2 ans maintenant. Depuis le début, je sors des formations, notamment une sur la création de patrons PDF qui a très bien marché lors de sa sortie et de sa refonte. Pimp My Patterns est aujourd’hui mon best-seller (découvre ce que c’est ici), et la formation dont je suis la plus fière. J’en ai créé d’autres, mais force est de constater que mes formations étant ultra-ciblées (pour les créatrices de patrons), je me heurte au plafond de verre du chiffre d’affaires. Le nombre de créatrices de patrons est limité, et même si une part non négligeable d’entre vous souhaite se lancer, je ne pourrai pas multiplier mes ventes par 100 et assurer un avenir pérenne pour mon entreprise. Il fallait donc que j’élargisse ma cible. J’ai décidé de le faire auprès de toutes les Sew’Preneuses.

Si tu me suis depuis quelque temps, tu sais qu’avant j’étais professeure en lycée professionnel. J’enseignais les Métiers de la Mode au sens large, et j’ai aussi étudié les Arts Appliqués. Ce qui en fait un combo solide pour vous transmettre mes connaissances. Oui, mais seulement voilà. J’avais le syndrome de l’imposteur.

Ces derniers mois, j’ai compris qu’il y avait un gros paradoxe entre mes offres et mes compétences. Les formations comme Pimp My Patterns et Pimp My Tuto sont ce qu’on appelle des formations qui vous enseignent la Publication Assistée par Ordinateur. Cela revient à mettre en page un produit pour l’imprimer ou le vendre sous sa forme digitale. Or, même si j’ai touché aux logiciels de PAO, je n’ai jamais été formée à la PAO !! Et pourtant, j’ai créé des formations dont je suis fière et dont les retours sont bons, voire très bons !

Alors pourquoi ne pas enseigner les matières pour lesquelles j’ai des formations et de l’expérience ? D’autant plus que la pédagogie, ça me connaît ! Je devais me bouger et me mettre un coup de pied aux fesses ! Je savais au fond de moi que j’en étais capable. Mais je sais aussi que vous commencez à être nombreux.ses à me suivre, et j’ai très peur de décevoir ou de me retrouver en contradiction avec une collègue du secteur ! Je ne sais pas tout, et j’ai peur de le montrer 😱.

Qu’est-ce que j’ai fait cette dernière année ? J’ai sorti Pimp My Tuto, une formation encore plus nichée, qui n’a donc pas pu se vendre en masse : normal. J’ai sorti (dans le plus grand silence possible) : Bustator la suite (en vrai, je ne vous l’ai même pas vendue)… Enfin bref, j’ai passé mon temps à faire des produits qui n’ont pas du tout rapporté l’argent dont j’avais besoin (je me suis concentrée sur les missions clients). Il fallait inverser la tendance et vite. Arrêter de procrastiner et de voir petit.

Je me suis fait aider !

En vérité, j’aurais pu me débrouiller toute seule. Je sais le faire, j’ai l’habitude de le faire, et je suis souvent déçue par le manque de professionnalisme qui m’entoure. Sauf que des fois, il faut savoir se challenger, et que demander à quelqu’un de me suivre dans le lancement de mon nouveau projet, c’était m’engager auprès de quelqu’un (qui ne me laissera pas procrastiner) et investir financièrement (ce qui m’obligeait pour des raisons morales à obtenir des résultats !).

J’aurais pu m’en sortir seule, donc, mais j’ai quand même fait appel à Lucile Marrone de Moodentrepreneur. Ce qui m’a séduit, c’est sa Bullshitophobie ! Et vous savez mon désamour pour les contenus bullshito-couture sur les réseaux sociaux. Avec Lucile, ça avait l’air carré, donc je l’ai contactée pile au moment où elle lançait son offre de copilotage.

Après avoir expliqué mon projet à Lucile, on s’est donné 3 mois et un plan d’action : Étude de Marché – Création de l’offre – Lancement. On a aussi travaillé sur des parties purement business. Et même si je suis mes chiffres et mes prévisionnels, je n’étais pas assez assidue à la tâche à force d’avoir la tête dans le guidon. Reposer certaines bases me permet aujourd’hui de mieux cibler l’acquisition de mon chiffre d’affaires.

J’ai aussi repensé mon contenu Insta avec Lucile (même si c’était très minoritaire dans nos échanges), et j’ai gagné beaucoup plus d’engagement qu’avec un premier audit réalisé il y a un an par une coach Insta ! Si j’avais su 😆

Bref, avec Lucile, on a travaillé, et comme elle m’a dit : « avec toi Orane, j’ai pas peur du vide » (tu en jugeras toi-même à la longueur de cet article).

L’étude de marché

J’avais mon idée, façonnée par mes premières expériences de formations en ligne et les retours que ma communauté peut me faire depuis ces deux années. Je savais que proposer une plateforme de formations uniquement dédiée aux Métiers de la Mode était une bonne idée. Mais j’avais besoin de savoir beaucouuuuuuuuup plus de choses. Et c’est là que vous m’avez aidée. J’ai créé un formulaire ultra-détaillé (le voici, tu peux toujours y répondre, mais je ne m’en sers plus, je te le pose juste là à titre d’exemple). Et je l’ai partagé sur Insta et ma Newsletter. Vous avez été 122 à me répondre en moins d’une semaine. Rien que ce chiffre annonçait un succès prometteur ! Et tu sais quoi ? Je ne m’étais pas trompée. Tu as en général confirmé mon idée. Mais cette fois-ci, j’étais sûre d’être en adéquation avec tes besoins et je pouvais me lancer.

La recherche de LA plateforme

Bienvenue dans la partie de l’article qui aura le plus de rebondissements ! En lançant ce projet, je savais que je voulais une plateforme à la Netflix ou à la Youtube, mais payante. Je fais de la formation professionnelle, hors de question de donner gratuitement mon savoir-faire, car j’ai une entreprise à faire tourner !

Avec cette volonté de « Netflix », j’ai trouvé 3 plateformes. La première, Viméo, que j’ai très vite mise de côté pour sa tarification pas claire du tout. La seconde, une plateforme française, qui n’a pas daigné répondre à mes demandes de démo malgré leur incitation à le faire sur leur site, et enfin une autre américaine qui m’a déroulé le tapis rouge.

J’étais conquise par cette dernière. Elle remplissait toutes les conditions. Ça devait être beau, très beau. Le lendemain de ma période d’essai gratuite, je rejoins le coworking pour acheter le plan que je convoite depuis 15 jours et commencer à uploader mon contenu. Et là, désillusion totale ! Dans la nuit, la plateforme a changé toutes ses offres, doublant le tarif du plan que je prévoyais de prendre et en retirant des fonctionnalités. Grosse désillusion. Je les contacte, in English of course. J’attends impatiemment leur réponse. Ils m’offrent d’accéder à l’ancien plan, ayant effectué mon essai avant la refonte de leurs offres. Oui, mais voilà chez eux c’est la confusion, et en naviguant de service en service pour aller jusqu’au paiement, on me dit un coup « oui », un coup « non », etc.

J’ai appris une bonne leçon ces dernières années… « Quand cela ne veut pas, arrête d’insister, sinon les conséquences seront désagréables… »

J’ai donc laissé tomber et me suis rabattue sur la plateforme française. Moins chère, mais aussi avec moins de qualité, qui jusqu’à présent ne me répondait pas. J’ai joué au poker.

Une fois mon plan payé, j’ai obtenu une réponse en 28 minutes ! Comme quoi…

Bon, on ne va pas se mentir. Depuis, j’ai rencontré quelques bugs techniques, et je les harcèle pour qu’ils les corrigent. Ce n’est pas la plateforme idéale, mais pour l’instant cela fera l’affaire. Il ne faut pas oublier que je dois tester mon offre avant d’y investir beaucoup d’argent.

La création du contenu

Ensuite, il a fallu penser aux cours, par quoi commencer, comment m’y prendre. Est-ce que ça a été dur ? Non, en vérité, j’ai été prof en lycée pro pendant 4 ans avec des classes débutantes. Je sais parfaitement par où commencer et mes classeurs regorgent de cours que je pourrais réexploiter.

Le plus dur pour moi a été la mise en œuvre de mon plateau de tournage, je ne suis toujours pas satisfaite à 100 % et je sais qu’en termes de qualité d’image, je vais devoir retourner quelques-unes des premières vidéos. Depuis, j’ai beaucoup investi dans du matériel et je continue à parier sur le succès de ma plateforme. J’améliore en tout point les contenus.

Pour le lancement du test, il me fallait du contenu, beaucoup de contenu. J’ai beaucoup tourné, peut-être un peu trop. Parce qu’après le tournage, il faut enchaîner le montage et les supports écrits. Et le montage, c’est une plaie pour moi ! Et là, il y en avait vraiment beaucoup, beaucoup trop. J’ai fini mon mois de juillet vidée.

Depuis, j’ai décidé de mettre en place une nouvelle routine : chaque mois, il y aura du nouveau contenu, mais forcément moins important en quantité que le package de base. Donc, chaque début de mois, je choisis mon thème et je commence à travailler sur les supports écrits et les tests. La semaine suivante, je filme et je dérush, puis la semaine d’après, je monte. Enfin, la dernière semaine du mois est réservée à l’implémentation du contenu sur la plateforme et à tout son paramétrage. J’avais largement négligé le temps nécessaire pour cette partie.

Mon but à terme est d’arriver à faire des mois thématiques, mais pour le moment, je cherche plutôt à compléter chaque matière du pack de base pour permettre à chacun d’y trouver son compte.

Le lancement

Depuis que j’ai travaillé avec Lucile, je suis plus « agressive » dans ma vente. Je ne suis pas dans vos mails tous les matins à vous dire « si tu n’achètes pas mon offre, tu trouveras la mort dans le quart d’heure qui suit et ce dans d’horrible souffrance 😆 ». Mais j’ai arrêté de ne plus parler de mes offres. Désormais, j’en parle souvent et vous savez quoi ? Mon chiffre d’affaires s’est amélioré, j’ai aussi perdu des abonnés (mais de toute façon, ils n’auraient pas acheté). Je suis là pour vendre et je l’assume. C’est un plaisir d’échanger avec les gens. Mais ma présence en newsletter, sur Insta et sur Pinterest est uniquement là pour servir mon entreprise.

Donc, j’ai préparé beaucoup de contenu pour Instagram. En même temps, avec les captures d’écran de ma plateforme, j’avais déjà beaucoup à partager. Et j’ai régulièrement communiqué sur mes offres. Au vu du nombre d’inscrits, j’ai limité les adhésions via la liste mail, rendant l’offre un peu plus « difficile à se procurer » et éveillant un peu plus la curiosité.

Je n’ai pas rendu le lien disponible au grand public, pour éviter les autres inscriptions pendant le test, mais aussi, je l’avoue, pour cacher mon travail à quelques potentiels concurrents (je vois vos adresses mails passer des fois 😆, mais c’est le jeu !).

Et vous savez quoi ? Pour ce lancement, j’ai trop bien travaillé. Vous deviez recevoir un mail tous les deux jours, Instagram devait vous bombarder chaque jour avec ma nouvelle offre. Je peux vous dire que j’ai suspendu la campagne mail et retiré quelques posts Insta. Je ne voulais pas me rajouter du travail supplémentaire en devant décevoir des personnes qui auraient été intéressées dans les jours suivant le lancement.

J’espère que ce lancement sera l’avant-dernier (avec la version finale) que je ferai, car dans mon quotidien de Sew’Preneuse, c’est vraiment la partie que j’apprécie le moins à mettre en place.

Que s’est-il passé ?

Le 11 septembre à 8h10, toutes les inscriptions étaient bouclées (70 minutes pour trouver mes 10 testeuses). Une heure après, tous les paiements étaient arrivés. En fin de journée, j’avais reçu 20 demandes supplémentaires, et encore, j’avais envoyé un mail pour dire que les inscriptions étaient finies et pour éviter le raz-de-marée dans ma boîte mail.

J’ai été contacté par ce que je considère être des référents des réseaux sociaux. Mes clients sont parfois ceux que vous pouvez voir au CSF. J’apprécie de rayonner dans ce cercle vertueux et de voir que le bouche-à-oreille fonctionne ! C’est toujours un plaisir ou un stress de voir des « noms références » dans ma boîte mail !

Enfin bref, un lancement en fanfare qui m’a du coup laissé tranquille le reste de ma semaine pour filmer et préparer les futurs cours, vu que la vague avait été gérée en une matinée.

Est-ce qu’un petit débriefe de test 3 mois après t’intéresserait ? N’hésite pas à me le demander en commentaire !

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